« La patience est une vertu qui s’acquiert avec de la patience. » Il en faut en mer actuellement. Vraquiers, porte-conteneurs et méthaniers s’agglutinent au large des côtes portuaires chinoises ou américaines.

Soixante-deux navires, dont vingt porte-conteneurs à destination du port de Los Angeles, étaient encore à l'ancre dans la baie de San Pedro la semaine dernière. « Si nous ne faisons rien, nous aurons encore des navires à l'ancre cet été », a déclaré le pince-sans-rire directeur du port de Los Angeles, Gene Seroka, lors d'une conférence de presse la semaine dernière.

Le vrac sec est dans « un super cycle » mais les vraquiers pourraient manquer à l’appel, que ce soit en raison de goulets d'étranglement ici et là ou pour des motifs plus politiques. Selon les dernières données de Braemar ACM, 11 capesize et 37 panamax chargés de charbon australien attendent toujours au large des ports chinois, bloqués par les différends commerciaux entre Pékin et Canberra. Certains d’entre eux attendent de pouvoir être déchargés depuis avril dernier. Au pic de la crise, Braemar ACM a comptabilisé 75 capesize et panamax en attente.

Fin d'une épreuve de six mois pour les marins du MSC Anastasia

372 vraquiers

Plus globalement, en janvier, il y avait 372 vraquiers au mouillage dans les ports du nord de la Chine contre 130 navires en moyenne à la même période, en raison des températures exceptionnellement froides qui ont retardé les opérations. Il y aurait, selon IHS, 36,2 Mtpl au large des côtes chinoises, dont 11,8 Mt de minerai de fer et 6,2 Mt de charbon thermique.

Selon le logiciel de suivi cFlow, douze méthaniers s'entassent dans le golfe du Mexique, en attente de chargement ou en transit vers l'un des quatre terminaux de GNL. Les exportations ont été stoppées un temps, le vortex polaire ayant rendu la navigation difficile ces derniers jours et compliqué les opérations dans les usines de liquéfaction.

A.D.