Austérité budgétaire oblige, Equinor a décidé de réduire la valeur comptable de son projet de GNL en Tanzanie, dans le bilan de la société, de 982 M$.

Les compagnies pétrolières n’ont pas fini de couper dans leurs dépenses d’investissement. Dans le cadre d’une hiérarchisation de ses priorités, Equinor reconsidère ses investissements en ciblant les projets qui offrent une rentabilité élevée au regard du capital alloué. Estimé à 30 Md$ pour une production de 10 Mt par an de GNL, Mozambique LNG en fait les frais. Il devra désormais composer avec 20 Md$ d’investissements pour 12,88 Mt par an de GNL.

« Si des progrès ont été réalisés ces dernières années en ce qui concerne le cadre commercial de TLNG, l’économie globale du projet ne s’est pas encore suffisamment améliorée pour justifier son maintien au bilan. Le projet a un prix d’équilibre anticipé bien supérieur à la moyenne du portefeuille et n’est, pour l’instant, pas compétitif », a justifié la compagnie norvégienne dans un communiqué. 

Cadre commercial et fiscal viable

L'entreprise norvégienne est présente dans le pays depuis 2007, à travers un contrat partagé avec l’américaine Exxon Mobil. Elle opère le bloc 2 avec 65 % des intérêts, le solde par sa partenaire. La société publique tanzanienne du pétrole (TPDC) a la possibilité d’acquérir 10 %.

Le début du chantier de Tanzania LNG est prévu en 2022. Equinor est toujours en négociation avec le gouvernement pour élaborer un cadre commercial, fiscal et juridique viable.

La rédaction

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