Le 25 février, le bilan des victimes du ro-pax Euroferry Olympia, désormais ramené au port de Corfou, s’est alourdi après avoir retrouvé les corps de cinq personnes. Cinq passagers sont toujours portés disparus, de nationalité bulgare, turque et grecque, tous chauffeurs routiers. 

Une semaine après le début de l’incendie, le 25 février, les services d’incendie et de secours grecs avaient retrouvé les corps de cinq personnes à bord du navire, désormais ramené au port de Corfou, alors que leur intervention est entravée par les conditions. Certaines zones du navire sont trop dangereuses en raison des niveaux élevés de monoxyde de carbone ou de leur instabilité ou difficiles d’accès, notamment dans les niveaux inférieurs du pont-garage. Les six personnes toujours portées disparues seraient des citoyens bulgares, turcs et grecs, tous conducteurs de camions. 

Opérant la liaison entre Igoumenitsa en Grèce et Brindisi en Italie, avec à bord entre 279 passagers et 51 membres d’équipage, L’Euroferry Olympia, exploité sous pavillon italien par Grimaldi, était au large de l’île grecque de Corfou lorsqu’un incendie s'est déclaré dans la nuit du 16 au 17 février depuis un des ponts-garages. Le capitaine du navire avait dû procéder à une évacuation nocturne d’urgence. Le ro-pax transportait 53 camions et remorques et 32 véhicules légers.

Polémiques

Alors que l’'enquête sur la ou les causes de l'incendie est en cours, le témoignage d’un rescapé a nourri la polémique. L’homme de nationalité biélorusse avait expliqué qu’il s’était calfeutré à l’intérieur de la cabine de son camion dans une cale manifestement préservée des feux.

Or, selon la réglementation internationale, se défend l’armateur napolitain, l'accès aux ponts-garages par les passagers est absolument interdit lorsque le navire est en navigation. Grimaldi assure que cette règle est assurée par tous les passagers à bord, y compris les chauffeurs routiers. « L'évacuation de la zone de chargement est vérifiée avant le départ et des membres d'équipage patrouillent régulièrement pour y veiller ». Un début de polémique nait à ce sujet, portée par une association professionnelle représentant les chauffeurs routiers.

La rédaction