L’armateur belge a commandé deux superpétroliers auprès du constructeur sud-coréen Hyundai Samho, avec l'option GNL, tandis que l'ammoniac est dans ses plans.

Hugo de Stoop se dit « agnostique » sur ses choix de carburants (déclaration faite à l’occasion de l’actuelle semaine maritime de Singapour) mais il vient d’annoncer la commande de deux supertankers « LNG ready ». Euronav planche également avec Hyundai Samho et une société de classification sur la possibilité de rendre les nouvelles constructions compatibles avec l'ammoniac lorsque la technologie, la logistique et le cadre réglementaire le permettront.

Pour rappel, le GNL et d'autres combustibles à faible point d'éclair peuvent constituer une technologie de transition pour les combustibles de type power-to-liquid/power-to-gas (PtL/PtG), comme l'ammoniac.

Les deux navires, équipés en outre de scrubbers, sont estimés à 186 M$, renchéris de 4,2 millions du fait des spécifications demandées par rapport au standard. Ils seront livrés au quatrième trimestre 2022 et au premier trimestre 2023, précise l’exploitant de pétroliers. Le troisième navire, en option, devrait être livré au deuxième trimestre 2023 si celle-ci est exercée.

Pas d’alternatives sur le marché de la revente

« Ces navires ne sont pas seulement de la dernière génération d’unités à faible consommation, mais ils ont également la possibilité d'être convertis ou modernisés pour utiliser du GNL ou de l'ammoniac, le carburant à faible émission de l'avenir. Dans la mesure où il n'existe pas de telles alternatives sur le marché de l'occasion aujourd'hui, et avec la hausse des prix de l'acier ainsi que les contraintes sur la capacité des chantiers jusqu'en 2024, nous voulions saisir cette opportunité pour rajeunir la flotte avec deux ou trois VLCC modernes alors que d’autres quitteront notre flotte à peu près au même moment que la livraison de ces nouvelles unités », précise Hugo de Stoop.

Alors que le nombre de contrats et le rapport entre le volume de commandes et la flotte restent à un niveau historiquement bas dans le segment des pétroliers, insiste-t-il, l'activité contractuelle élevée dans d'autres secteurs d'activité a réduit la capacité disponible pour la construction de VLCC pour les années à venir, à un moment où le secteur doit remplacer les navires arrivés à maturité par des modèles plus respectueux de l'environnement, termine le dirigeant.

La rédaction