Le chantier naval d'Helsinki s'est vu refuser la licence d’exportation qui devait lui permettre de livrer le plus grand brise-glace jamais construit en Finlande à son propriétaire, le grand groupe minier russe Norilsk Nickel. 

Le chantier naval d'Helsinki (Helsinski Shipyard Oy), basé à Hietalahti et Hernesaari à Helsinki et aux capitaux russes (acquis en 2013 auprès de STX Finlande par le groupe de construction russe United Shipbuilding Corp.), doit renoncer à la construction d’un brise-glace qui lui avait été commandé par la société d’exploitation de nickel, palladium, platine et cuivre, Norilsk Nickel. Le constructeur s’est vu notifier par les autorités finlandaises un refus quant à la licence d'exportation, document indispensable pour remettre le navire à son propriétaire.

Bien que sous le coup des sanctions de l'Union européenne, le chantier naval d'Helsinki espérait une exemption pour ce navire qui aurait été le plus grand jamais construit dans le pays. Des travaux préliminaires ont été  entrepris depuis la fin de l'année dernière, en attendant la décision de l’exécutif. Le navire, conçu pour opérer dans le nord de la Sibérie, dans le fleuve Yenisei et la mer de Kara, devait être livré à Norilsk Nickel en 2025.

Le brise-glace, dont la conception a été élaborée en coopération avec Aker Arctic Technology Oy (également détenu par des intérêts russes), devrait être bicarburant au GNL. Le chantier finlandais est positionné sur le créneau des navires glace, avec une clientèle essentiellement russe. 

La rédaction