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Créée le 8 janvier et présidée par Anne-Marie Idrac, l’association, qui fédère les acteurs privés de la filière logistique française, vient d’être rejointe par dix nouveaux membres. France Logistique appelle le gouvernement à organiser « rapidement » un comité interministériel de la logistique et à s’engager concrètement en faveur de la compétitivité de la chaîne logistique. 

La toute jeune association, qui compte parmi ses membres fondateurs des acteurs institutionnels – les principales organisations et associations professionnelles du secteur, AFILOG, AUTF, CGI, FNTR, OTRE, TLF/TLF Overseas – s’étoffe. Elle vient d’accueillir ses dix premières entreprises du secteur privé : Bolloré Logistics, Catella Logistic Europe, Ceva Logistics, Geodis, Heppner, ID Logistics, La Poste, Prologis, Sogaris, STEF. « Ces entreprises illustrent la diversité et la pluralité des activités et métiers de la filière logistique française en matière d’implantations et de transport, aux plans local, national et international », indique le commniqué de presse.

Dans l’immédiat, France Logistique s’impatiente et presse le gouvernement de mettre en oeuvre les conditions nécessaires à la compétitivité de la filière française, dans un contexte de forte concurrence européenne, sur un plan réglementaire et fiscal. Elle appelle de ses voeux – réitérés – l’organisation d’un comité interministériel de la logistique (CILOG).

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Des attentes nombreuses

Elle est notamment en attente de mesures « préservant nos entreprises des mesures fiscales et règlementaires non harmonisées au niveau européen » et « limitant en particulier le risque fiscal et règlementaire de délocalisation des entrepôts hors de nos frontières afin de préserver l’emploi local et le transport national ». L’organisation professionnelle, dont certains de ses membres avaient été particulièrement critiques à l’endroit des ports au moment des grèves de début d’année –escompte des avancées pour assurer « la compétitivité des ports français, notamment en termes de fluidité des trafics ». 

Elle considère enfin que la transition écologique du secteur dépendra en particulier du « renouveau de la logistique ferroviaire et fluviale, sur leurs créneaux de pertinence, au service des clients finaux, d’une optimisation de l’implantation des entrepôts sur les territoires, et en particulier sur les zones déjà artificialisées, et des flux du dernier kilomètre, pour une logistique urbaine plus durable ».

La filière logistique française revendique peser 10 % du PIB et 1,8 million d’emplois.

La rédaction