L’armateur de tankers a enregistré des revenus en hausse au cours du troisième trimestre assortis d’un bénéfice de 57,1 M$. L'année dernière, le même trimestre était déficitaire. Mais Frontline anticipe des semaines difficiles et a conclu trois nouveaux prêts. 

Le trimestre a été extrêmement volatile mais cela n’a pas empêché l’entreprise d’enregistrer de bons résultats. Frontline a vu ses revenus augmenter et annonce un bénéfice net de 57,1 M$ alors que le 3e trimestre 2019 avait été déficitaire de 10 M$.

Au troisième trimestre, La flotte de VLCC a navigué à un taux moyen de 49 200 $/j au comptant, celle des suezmax et des LR2, à 25 100 $/j  et 12 800 $/j, respectivement. Pour le quatrième trimestre 2020 : 74 % de la flotte des grands transporteurs de brut ont été affrétés à un taux moyen de 22 600 $/j et 61 % des suezmax à un taux moyen de 12 600 $/j.

« Nous prévoyons que les tarifs spot pour l'ensemble du quatrième trimestre 2020 seront inférieurs aux TCE [Time Charter equivalent, NDLR], actuellement contractés, en raison de l'impact des jours de ballast à la fin du quatrième trimestre ainsi que des taux de fret actuels », indique Lars H. Barstad, le directeur général par intérim.

Les exploitants de pétroliers font face à des taux de fret complètement déprimés alors que la saison hivernale est traditionnellement une saison de pointe. 

Rebond en 2021

Fontline reste néanmoins confiant : « la demande de pétrole a lentement commencé à se redresser au cours du troisième trimestre et les niveaux records des stocks mondiaux de pétrole ont progressivement diminué. Bien qu’elle reste nettement inférieure à ce qu'elle était avant la pandémie, elle devrait rebondir en 2021», assure le dirigeant.

Selon lui, la croissance de la demande, associée à une stricte gestion des réductions de production des pays de l'OPEP+, stimulerait la demande de pétroliers. À plus long terme, le dirigeant considère que les fondamentaux de la flotte de pétroliers restent favorables, aidés par un carnet de commandes à son étiage le plus bas depuis 20 ans.

Baisse des revenus à prévoir

« Suite au refinancement récemment conclu de deux facilités de prêt à terme avec des versements de 324,4 M$ dus en avril et juin 2021, Frontline n'a pas d'échéance matérielle avant 2023 », relève pour sa part, dans le rapport trimestriel, Inger M. Klemp, le directeur financier de l’entreprise. 

On peut y lire en outre que l’exploitant de tankers a conclu trois nouveaux accords de prêt pour un montant total de 485,2 M$. « Ces prêts serviront à refinancer les accords existants qui arrivent à échéance l'année prochaine, bien qu'une partie de l’emprunt servira également à financer les LR2 actuellement en construction. »

Enfin, la compagnie maritime a vendu sa participation de 71,4 % dans la société de gestion de navires Seateam Management.

La rédaction

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