Fujairah, l’un des premiers hubs mondiaux d’avitaillement de navires, a bénéficié d'une augmentation du transit du brut russe vers l'Asie, Moscou ayant vendu davantage de pétrole à l'Inde et à la Chine. Le brut russe représentait 2 % des importations globales de pétrole du port émirati en 2021 mais 11 % au premier semestre 2022, selon les données du port.

Les premiers signes du déplacement des flux de pétrole, suite aux mesures de représailles contre Moscou, commencent à se manifester. La part du brut russe, qui représentait 2 % des importations globales de brut à Fujairah en 2021, a été portée à 11 % au premier semestre 2022, selon les données du port émirati. Résultat d’un transit vers l’Inde et la Chine. D’après les données AIS des navires, relevées par le spécialiste des matières premières Kpler, la Russie a exporté 36 % de ses 4,99 millions de b/j de brut vers l'Inde et la Chine en juin. L'Inde, qui avait reçu 38 000 b/j de Russie en février, a importé 690 000 b/j en juin.

Des ventes en hausse de 11,45 %

Les ventes de carburant dans le troisième plus grand port de soutage au monde, après Singapour et Rotterdam, ont grimpé de 11,45 % pour atteindre le deuxième plus haut niveau jamais enregistré en mai, selon les données de la Fujairah Oil Industry Zone.

En complément de son activité historique dans les produits pétroliers, Fujairah entend surtout se développer dans le commerce et de stockage de brut. Abu Dhabi National Oil Co, le plus grand producteur des Emirats arabes unis, est en train d’y aménager des citernes souterraines qui pourront contenir 42 millions de barils de pétrole brut, de diverses qualités.

La rédaction