Le géant gazier a annoncé une baisse de ses investissements en 2021, de 2,2 % par rapport à 2020. Le russe avait déjà indiqué fin octobre une baisse de 18,3 % de ses dépenses pour 2020. 

Les producteurs d'hydrocarbures souffrent sans exception. Ils subissent depuis de longs mois l'effondrement de la demande et des prix de l'énergie, qui ne manifestent pas de signes de franc rebond. En Russie, les entreprises sont de surcroît touchées par une dévaluation du rouble. Gazprom a ainsi vu son bénéfice net fondre à 32,9 milliards de roubles au premier semestre 2020 (soit 365 M€ au taux actuel), contre 836,5 milliards de roubles sur la même période en 2019. 

Dans ce contexte, les investissements massifs consentis par la société Gazprom, détenu à 50 % par le gouvernement russe, pèsent. En conséquence, elle serre la vis en réduisant son appétit mais pense toutefois maintenir un niveau d’investissement de l’ordre de 10 Md€ (902,4 milliards de roubles) en 2021.

Le géant russe, qui assure 86 % de la production de gaz, est impliqué dans les projets capitalistiques de son pays. Il est partie prenante dans le premier gazoduc Power of Siberia, reliant les champs gaziers de Sibérie orientale à la frontière chinoise, inauguré en 2019 et dont le tronçon chinois, toujours en construction, devrait être achevé en 2022-2023. Le groupe a par ailleurs annoncé en mai le début des études de faisabilité du projet Power of Siberia 2, qui doit acheminer jusqu'à 50 milliards de m3 de gaz russe par an vers la Chine via la Mongolie.

La Russie et la Turquie ont également inauguré en janvier le gazoduc TurkStream, destiné à alimenter la Turquie et le sud de l'Europe en gaz russe via la mer Noire. Quasiment achevé, le très controversé gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne est lui menacé par les sanctions américaines.

La rédaction

©Gazprom