La filiale de John Fredriksen spécialisée dans le vrac sec et cotée en bourse a conclu un accord avec la société familiale de Fredriksen, Hemen Holding, pour acquérir 18 vraquiers. L'accord est évalué à environ 752 M$.

Le terme de « supercycle » monte en puissance depuis quelques semaines chez les traders de matières premières et les envolées du Baltic Dry Index, baromètre du transport maritime du vrac sec, confirme la position haussière. Les courtiers font même état d’ « affaires extraordinaires ».

En tout, sur le marché de seconde main, certains acteurs sont actifs. Golden Ocean vient à son tour de se positionner pour 10 newcastlemax construits entre 2019 et 2021 et huit kamsarmaxes entre 2020 et 2021. Une opération à 752 M $ que le spécialiste du vrac sec (46 capesize, 29 panamax, 3 ultramax) espère finaliser grâce à quelques soutiens. Les filiales de Hemen ont accepté de lui fournir une facilité de prêt de 414 M$, correspondant donc à 55 % du prix d'achat, afin de donner à la société le temps pour organiser le financement à long terme des navires.

Il est prévu que la facilité de prêt « soit refinancée à des conditions favorables sur le marché international de la dette après la conclusion de la transaction. »

Golden Ocean en difficulté

Résultat net de 25,4 M$

Dans le cadre de la transaction, la société envisage un placement privé pour lever 338 M$ par l'émission de nouvelles actions ordinaires. Le prix de souscription sera déterminé par le conseil d'administration de la société. Hemen s'est engagé à souscrire, et se verra attribuer, 50 % du placement privé, soit 169 M$.

Selon Golden Ocean, l'accord s'inscrit dans le cadre de sa stratégie de renouvellement de la flotte. Au quatrième trimestre, l’opérateurs de vraquiers a enregistré un résultat net de 25,4 M$ (39,1 M$ au cours du trimestre précédent) et un Ebitda de 59,3 M$ (76,7 M$). Il était bien mal en point il y a un an. 

La rédaction