Les exportations irakiennes de pétrole ont atteint en août un pic annuel avec près de 112 millions de barils vendus pour plus de 7,7 milliards de dollars, a annoncé samedi le ministère du Pétrole.

 

Ces chiffres se basent sur un prix moyen du baril à 69,593 dollars. "En août, les exportations de brut ont atteint 111,6 millions de barils et les recettes ont été de 7,729 Md$", soit 6,65 Md€, détaille dans un communiqué le ministère. En août 2017, l'Irak avait vendu 99,7 millions de barils pour 4,6 Md$.

Depuis janvier 2018, l'"or noir" a rapporté près de 60 Md$ à l'Irak. Et depuis 2005, ce sont plus de 750 Md$ qui sont entrées dans les caisses de l'Etat grâce au pétrole, selon des chiffres officiels.

Les finances du pays ont toutefois été grevées ces dernières années par l'effort de guerre contre les jihadistes du groupe Etat islamique qui s'étaient emparés d'un tiers du pays en 2014. Ils en ont été chassés par une offensive des forces gouvernementales, Bagdad proclamant sa "victoire" en décembre dernier.

Une majorité de la population a le sentiment de ne pas bénéficier des juteuses recettes de l'or noir et régulièrement des manifestations ont lieu pour réclamer de meilleurs services publics et des infrastructures.

L'Irak, deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec près de 4,5 millions de barils par jour, plaide régulièrement pour une hausse des cours du brut afin de pouvoir renflouer son budget.

L'Opep a avalisé fin juin, avec la Russie et d'autres partenaires, le principe d'une hausse de leur production de brut.

(Afp)