L’autorité portuaire de Zeebrugge a prorogé le contrat de concession que détient Cosco Shipping Ports pour l’exploitation du seul terminal à conteneurs du port belge, quai Albert II, pour une période de 15 ans, portant le terme à 2055.

Cosco Shipping Ports avait acquis en 2018 les participations d'APM Terminals dans le terminal conteneurs de Zeebrugge, la filiale portuaire du groupe AP Møller-Maersk en était l’amodiataire depuis 2014 pour une période de 36 ans. 

La concession du terminal de Zeebrugge, dont le groupe chinois détient 90 % (avec CMA CGM à hauteur de 10 %), a été prolongée de 15 ans, « avec la possibilité d'une durée plus longue en cas d'accord mutuel », précise le communiqué du port côtier belge, ce qui porte le terme à 2055. Les modalités de l’accord (contreparties en investissements) n’ont pas été communiquées.

Dans la manutention portuaire en Europe du Nord, la présence du groupe chinois est encore limitée : Zeebrugge est le seul terminal qu’il contrôle alors qu’il détient des participations minoritaires dans Euromax Terminal Rotterdam (35 %), Antwerp Gateway (20 %) et Container Terminal Tollerort (CTT) à Hambourg (35 %).

930 000 EVP

L’infrastructure a connu des moments difficiles ces dernières années, fortement sous-utilisée. Pour y remédier, CoscoSP n’avait pas fait dans la demi-mesure, en faisant du port belge le hub d’un service phare d’Ocean Alliance (Cosco/OOCL, CMA CGM, Evergreen) desservi par les plus grands porte-conteneurs.

Zeebrugge est ainsi devenu pour Cosco le premier port de déchargement sur le continent européen après Felixstowe. Le manutentionnaire y a rehaussé de 12 m cinq des sept portiques afin de traiter des ULCS allant jusqu’à 23 000 EVP.

Selon Zhang Dayu, le directeur général de CoscoSP, « les volumes ont augmenté de 52,9 % pour atteindre environ 930 000 EVP en 2021. » Dans le portefeuille de CSP, il est celui qui a enregistré la plus forte croissance l’an dernier.

A.D.