Le gouvernement envisage d'assouplir les limites d'utilisation de ses centrales à charbon en janvier et février.

Dans un contexte de crise énergétique sévère, le charbon fait un retour en grâce. Et pas seulement dans les économies clientes et voraces, telles la Chine et l’Inde, premiers consommateurs mondiaux. Même la France envisage d’y avoir recours en assouplissant les limites d'utilisation de ses centrales à charbon en janvier et février pour assurer l'approvisionnement électrique, très tendu cet hiver.

Le gouvernement a ainsi mis en consultation jusqu'au 20 janvier un projet de décret permettant de relever temporairement le plafond d'émission de CO2 des centrales électriques, qui avait été fixé par la loi énergie-climat de 2019. Ce dernier avait acté l'arrêt progressif de la production à partir de charbon, déjà très marginale.

1 % de l’électricité produite à partir du charbon

Les centrales du Havre et de Gardanne ont déjà été fermées et celle de Saint-Avold doit fermer au printemps 2022. La centrale de Cordemais (Loire-Atlantique) pourra continuer de fonctionner jusqu'en 2024, le temps que le réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) entre en service.

La France ne produit que 1% de son électricité avec du charbon pour 69 % par la nucléaire, 12 % par l'hydraulique, 10 % par l'éolien et 6 % par le gaz, selon les données de RTE.

La rédaction

Photo : Terminal charbon de Dunkerque ©Houri