La Norvège va fermer dans deux ans sa dernière mine de charbon, localisée au Svalbard, un archipel arctique qui doit son essor aux activités minières. Les Russes maintiennent leur activité.

La mine 7, la seule à être encore exploitée par des exploitants norvégiens, fermera en septembre 2023 après la résiliation par les autorités de Longyearbyen d'un contrat de fourniture destiné à approvisionner la centrale locale, a annoncé l’exploitant public Store Norske. « Nous avons produit du charbon au Svalbard pendant plus de 100 ans et c'est donc un peu particulier de mettre aujourd'hui un point final à l'épopée du charbon », a déclaré le directeur de Store Norske, Jan Morten Ertsaas, dans un communiqué.

La fermeture de la mine ne condamne pas définitivement l'exploitation du charbon au Svalbard, archipel de la Norvège situé dans l'océan Arctique, puisque la compagnie russe Arktikugol opère à Barentsbourg, second lieu le plus habité du Svalbard après Longyearbyen. La mine permet à la Russie de conserver une présence dans ce lieu stratégique de l'Arctique. Barentsbourg est d’ailleurs habité par des Russes et des Ukrainiens quasi exclusivement.

De 90 000 à 125 000 t

S'il la Norvège est souveraine sur l'archipel, le traité de Paris de 1920 prévoit que tous les États signataires – dont l'Union soviétique à l'époque –, peuvent exploiter des activités économiques sur un pied d'égalité.

Après la fin du charbon, la centrale thermique de Longyearbyen devrait être progressivement alimentée par des énergies renouvelables. Avant cela, Store Norske doit augmenter sa production annuelle pour la faire passer de 90 000 à plus de 125 000 t afin d’en exporter une grande partie. L’entreprise, déficitaire, dépend des subsides publics.

La rédaction

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