L'économie chinoise a progressé un peu plus lentement que prévu au deuxième trimestre, freinée par la hausse des coûts des matières premières et de nouvelles épidémies de COVID-19.

Alors que la deuxième puissance économique mondiale avait rapidement et fortement rebondi après la crise du Covid, soutenue par une solide demande à l’export et un soutien politique, les données récentes traduisent une perte d'élan.

La hausse du coût des matières premières, les pénuries d'approvisionnement et les contrôles de pollution pèsent sur l'activité industrielle, tandis que le virus a freiné les dépenses de consommation.

Signes annonciateurs

Le PIB de la Chine a tout de même augmenté de 7,9 % entre avril et juin par rapport à la période comparable de l'année précédente, selon les données officielles. Mais la croissance s'est considérablement ralentie par rapport aux + 18,3 % enregistrés sur janvier-mars.

Les ventes au détail (+ 12,1 % en juin) et la production industrielle ont progressé plus lentement en juin, cette dernière étant entraînée par une forte baisse de la production de véhicules automobiles, tandis que le marché immobilier chinois, un moteur clé de la croissance, « refroidit » également.

Ralentissement des exportations

Les fortes exportations de la Chine ont été un soutien essentiel à la reprise post-Covid du pays, mais elles semblent également ralentir, reflétant en partie les incertitudes liées à la pandémie COVID-19.

La grande question des investisseurs porte sur l’attitude de la banque centrale et l’assouplissement de sa politique alors que la Banque populaire de Chine a annoncé la semaine dernière qu'elle allait réduire le montant des liquidités que les banques doivent détenir en tant que réserves, au moment même où d'autres banques centrales envisagent la fin des mesures de relance.

La rédaction

Photo : le port de Ningbo, l’une des principales portes d’entrée de la Chine

 

 

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