Malgré une récolte record attendue, le premier exportateur mondial de blé est confronté à un rouble fort, une taxe à l'exportation élevée, l'absence de ventes à terme et un manque de navires. 

La Russie, qui approvisionne principalement le Moyen-Orient et l'Afrique, commencera à récolter dans quelques jours dans un contexte de sanctions occidentales imposées à Moscou, qui limite le traitement des paiements des transactions russes par les banques occidentales et dissuade les exploitants de vraquiers. Même si, sur fond de crise alimentaire mondiale, le pays devrait bénéficier d’aménagements. Les agences des Nations unies sont en toujours en négociations pour permettre l'approvisionnement à partir de la mer Noire, les ports maritimes de l'Ukraine étant bloqués depuis près de quatre mois.

Sortir les grains de l'Ukraine à tout prix

Rouble au plus haut

Alors que la récolte est au rendez-vous, les exportateurs ne peuvent plus compter que sur les ventes au comptant car les contrats à terme sont, dans la pratique, compliqués par la difficulté à planifier pour plusieurs mois à l'avance. 

Le rouble est par ailleurs à son niveau le plus haut depuis sept ans dans un contexte de contrôle des changes très strict mis en place par la banque centrale de Russie et de forte baisse des importations de biens. Les exportateurs russes doivent ainsi convertir en rouble la quasi-totalité de leurs revenus. Les blés russes sont aussi pénalisées par des taxes élevés à l’exportation (ce qui était déjà le cas lors de la précédente saison). 

Pour rappel, la Russie avait exporté 1,9 Mt de blé en juillet 2021.

La rédaction