C’est la série du moment. La valeur marchande d'Anadarko Petroleum Corp. a grimpé de 56 % dans le jeu de surenchères dont fait l’objet depuis deux semaines le groupe américain de schistes.

Après avoir accepté d'être racheté par Chevron, il a finalement repris mes contacts avec Occidental Petroleum, son conseil d'administration estimant que sa contre-offre (améliorée par rapport à son offre initiale) était bien plus bénéfique pour ses actionnaires.

Chevron offre 16,25 $ en cash et 0,3869 action Chevron pour chaque titre de Anadarko. Occidental Petroleum offre 38 $ en cash et 0,6094 action pour chacune des actions d'Anadarko. Elles s'élevaient respectivement à 33 et 38 Md$ dollars hors dette au moment de la proposition.

« Il ne peut y avoir d'assurance que les négociations avec Occidental vont aboutir à un accord qui sera supérieur à la transaction en cours avec Chevron », indique le groupe dans son communiqué.

La convoitise pour le spécialiste de gaz naturel est révélatrice de la volonté des majors américaines d'investir dans la région du bassin permien (de l'ouest du Texas au sud-est du Nouveau Mexique), qui héberge les principales réserves américaines, et représente un deux champs les plus prolifiques au monde avec le bassin saoudien Ghawar et des extractions de 4,1 millions de barils par jour (Mb/j) en mars, d'après l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Une transaction avec Chevron ou avec Occidental serait une des plus importantes dans le secteur pétrolier depuis le rachat en 2015 de BG Group par Royal Dutch Shell pour 61 M$. Anadarko exploite dix installations offshore sur le plateau continental américain.

La rédaction