Le marché de l’achat et de la vente est particulièrement actif dans le vrac sec depuis le début de l’année. La voie est désormais ouverte pour une année record, soutient le Bimco, l’organisation mondiale la plus représentative chez les armateurs.

Près de 800 vraquiers (794) avaient été achetés et vendus en 2020, les handysize et supramax étant les plus plébiscités. Trois mois à peine après le début de l'année 2021, 279 navires ont déjà changé de propriété, avec une préférence pour les panamax (82 unités) mais les transactions restent toutefois moindres que les ventes consolidées de handymax, supramax et ultramax.

La dynamique du marché du vrac sec, manifeste depuis le début de l’année, n’y est pas étrangère. Grâce à un début d'année exceptionnellement fort, les taux de fret des panamax et supramax ont atteint leur plus haut niveau depuis dix ans. Le 24 mars, les premiers gagnaient 25 719 $ par jour et les seconds 22 921 $/j. 

Valeur doublée depuis le début de l’année
 
La forte demande se reflète également dans la valeur des actifs qui ont tous considérablement augmenté en trois mois. La valeur d’un panamax de 15 ans d'âge a ainsi été appréciée de 47,4 % par rapport au 1er janvier 2021, soit une augmentation de près de 4 M$.

Alors que depuis le début de l’année, tous les analystes glosent sur un « super cycle des matières premières », le Bimco reste plus prosaïque dans ses prévisions. « Dans l’absolu, les tendances à long terme du marché du vrac sec ne sont pas de nature à favoriser une reprise prolongée », ne cache pas Peter Sand, l’analyste en chef des transports maritimes de l’organisation. 

La rédaction

 

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