Durant la dernière semaine de décembre, les États-Unis n'ont enregistré aucune importation de pétrole brut en provenance d'Arabie saoudite. C'est inédit et sans suite puisque, entre le 1er et le 8 janvier, elles ont totalisé à nouveau 328 000 barils par jour (bpj).

Les États-Unis ont importé 497 000 barils par jour d'Arabie saoudite en 2020 mais depuis 2012, année où les achats américains s'élevaient en moyenne à 1,4 million de bpj, les imports ne font que baisser. Pour autant, la baisse annuelle entre 2019 et 2020 aura été la plus faible depuis 2012. Amortis par la guerre des prix du pétrole, les volumes ont diminué de seulement 0,2 %, contre une baisse de 42 % entre 2018 et 2019. Ces chiffres traduisent plusieurs réalités, selon l’organisation maritime Bimco. La diminution de la dépendance des États-Unis vis-à-vis du pétrole brut est un fait. Les exportations américaines de brut deviennent plus importantes que leurs importations. Les flux du Golfe persique se sont, eux, ajustés à l’est. Ces changements dans la structure des échanges commerciaux sont-ils une mauvaise nouvelle pour le transport maritime ? Pas nécessairement en termes de tonnes-kilomètres