En 2021, le gaz naturel a généré une part plus importante des revenus de certains producteurs de pétrole américains, selon l’EIA, l’agence américaine d’information sur l’énergie. Une hausse des recettes et des flux de trésorerie proviennent en outre des activités d'exploitation.

Pour les 54 sociétés productrices de pétrole brut cotées en bourse, les revenus tirés du gaz naturel ont représenté 14 % de leurs revenus au premier trimestre de cette année. Cette part n’avait jamais été plus élevée depuis au moins 2018, indique l’EIA, l’agence américaine d’information sur l’énergie. Si le deuxième trimestre contredit cette tendance, l’EIA estime que cette part pourrait rester relativement élevée si les prix du gaz naturel maintiennent leur trajectoire actuelle.

Au cours du premier semestre, les interruptions de production après une vague de froid en février au Texas et l'augmentation de la demande internationale de gaz naturel liquéfié (GNL) ont fait tripler le prix au comptant de référence du gaz naturel aux États-Unis. Le prix est resté à plus de 5 $ par million de British thermal units (MMBtu, unité de référence pour le gaz) pendant plus d'une semaine en février. Il se négocie actuellement à 5,5 $/MMBtu ou plus.

Moins de forage pétrolier

Les résultats financiers du premier semestre 2021 des 54 producteurs de pétrole américains attestent par ailleurs d’une hausse des recettes et des flux de trésorerie provenant des activités d'exploitation du gaz. En revanche, durant la même période, elles n'ont pas augmenté de manière significative leur production de pétrole. Au contraire, elles ont moins foré et se sont s'appuyées sur leurs stocks.

Les sociétés productrices de pétrole cotées en bourse ne comprennent pas les grandes sociétés pétrolières dotées de raffineries (également connues sous le nom de majors pétrolières) ni les sociétés dont l'activité principale est la production de gaz naturel. « Ces tendances ne peuvent donc pas être considérées comme reflétant le comportement de l'industrie dans son ensemble » nuance l’Agence américaine.

La rédaction