Depuis 2020, des drones étaient utilisés à des fins de sécurité et de contrôle dans la zone portuaire d’Anvers. Le port belge compte les exploiter pour repérer des déchets flottants.

L’usage des drones dans les ports n’est pas nouveau, à des fins de sûreté et de sécurité portuaire par exemple comme à Dunkerque, pour la surveillance des émissions polluantes des navires, comme cela s’est fait à Calais, ou encore la maintenance des ouvrages, comme le fait VNF pour les barrages de navigation ou SNCF pour le réseau ferroviaire. Le port d’Anvers vise une application plus large. Les drones y seront utilisés à partir de 2023 pour la détection des déchets flottants dans les bassins portuaires afin d’accélérer les interventions de nettoyage.

« Chaque année, environ 50 t de déchets flottants sont collectées dans les bassins du port d'Anvers. Ces déchets sont constitués, entre autres, de plastiques, de bois, de cartons, matières organiques... Afin de limiter la pollution de l'eau, l'impact sur la biodiversité et les dommages aux navires, il est important de détecter et de nettoyer ces déchets le plus rapidement possible », souligne l’autorité portuaire anversoise.

Drones flottants et volants

Elle estime que le déploiement d’une surveillance aérienne légère peut couvrir plus facilement les 120 km² de la zone portuaire. À partir des données envoyées par les drones connectés en 5G, l’application mise en place par le port d’Anvers éditera automatiquement une carte localisant précisément les déchets flottants.

La direction envisage par ailleurs d’installer un « réseau de drones autonomes » pour fournir des données et images en temps réel au service de la sûreté et sécurité portuaire, avec par exemple l'inspection de l'infrastructure, la surveillance et le contrôle d’accès, la gestion des incidents et des postes d'amarrage ou encore la détection de nappes de pétrole. Des drones flottants ont déjà été déployés dans ses bassins ainsi que des drones volants depuis 2020.

Étienne Berrier

Photo : ©port d’Anvers