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Le projet d'investissement indo-japonais, qui avait été mis en sommeil, est ressorti du tiroir. Le futur terminal appartiendra à 51 % au gouvernement sri lankais, les 49 % restant se partageant entre le groupe indien Adani et un pool d'investisseurs parmi lesquels le Japon.

Un chantier est revenu en haut de la pile au Sri Lanka. Le East Container Terminal (ECT), projet de terminal à conteneurs en eaux profondes à Colombo, pourrait reprendre son cours. Porté par des investissements indiens et japonais, le projet avait fait l’objet d’un accord tripartite signé par le précédent gouvernement. La Sri Lanka Ports Authority, entité publique, avait signé un accord de coopération entre son propre pays, l'Inde et le Japon en mai 2019 afin de développer l'ECT avant l'arrivée au pouvoir de Gotabaya Rajapaksa, en novembre de la même année. 

Mais les fortes résistances syndicales avaient contraint à le mettre sous cloche. Gotabaya Rajapaksa entend réactiver l’accord et il l’a annoncé le 13 décembre. Cette décision intervient après un examen des « préoccupations géopolitiques régionales » a précisé le bureau de la présidence, en référence à la tension entre l'Inde et la Chine, notamment autour de cette infrastructure portuaire. 

70 % du trafic de/vers l’Inde

Le futur terminal appartiendra à 51 % au gouvernement sri lankais, les 49 % se partageant entre le groupe indien Adani et un pool d'investisseurs parmi lesquels le Japon. Près de 70 % du trafic maritime global du port de Colombo se fait en provenance ou à destination de l'Inde. Le pays s'était retrouvé dans l'incapacité de rembourser un important prêt chinois fin 2017, l'obligeant à signer un bail emphytéotique en faveur d'un entreprise chinoise pour un autre port en eaux profondes, situé dans le sud de l'île. Le nouveau port doit jouxter le terminal international de Colombo, réalisé en 2013 et détenu à 85 % par la Chine.

La rédaction