La congestion portuaire mondiale continue de peser sur les transit time des navires. Selon les données de Sea-Intelligence portant sur le mois d’octobre, la fiabilité des horaires reste à un point bas mais ne se détériore plus.

Pour le deuxième mois consécutif, le retard des navires ne s’exacerbe pas davantage et s’améliore même très légèrement, gagnant de 0,4 point de pourcentage, pour s’établir à 34,4 %, jauge qui aura été celle observée tout au long de l’année, oscillant entre 34 % et 40 %. Par rapport au mois d’octobre 2020, le respect de l’heure indiquée en ETA s’est dégradé de 18 points.

En d'autres termes, actuellement, selon un point de vue de « verre à moitié plein » ou « à moitié vide », seul un navire sur trois est arrivé à l'heure ou deux navires sur trois étaient en retard. Et le délai moyen de retard demeure cranté autour de 7 à 8 jours, à 7,34, une constance également cette année. 

Selon cette comptabilité tenue par Sea-Intelligence et étayée par l’analyse de 34 routes maritimes différentes empruntées par plus de 60 transporteurs, Maersk a été une fois de plus le transporteur le plus fiable parmi les 14 premiers en octobre 2021, avec un coefficient de 46,4 %, devant l’éternel second dans ce classement singulier, Hamburg Süd, avec 38,1 %.

Les deux-tiers des porte-conteneurs concernés par un retard

Respect des ETA par compagnies (données octobre 2021). Source : Sea-Intelligence

Maersk, leader même pour la fiabilité

Le taux de respect des heures d’arrivées de trois autres compagnies (CMA CGM, MSC, Hapag-Lloyd) se situait entre 30 et 40 %, tandis que celui de Cosco, OOCL, HMM, ONE, PIL est faible, entre 20 et 30 %. En revanche, les taïwanaises se distinguent à nouveau par la négative : Evergreen, Yang Ming et Wan Hai présentent une situation dégradée de ce point de vue, à 20 %, Evergreen fermant le ban avec seulement 13,4 %.

Si l’amélioration d’un mois à l’autre se manifeste pour dix opérateurs, tous les transporteurs, à l’exception de trois encaissent des baisses de plus de 20 % sur une base annuelle. C’est toutefois mieux qu’en septembre où il n’y avait que Maersk qui échappait au raz-de-marée.

A.D.