L'Égypte a signé un contrat de 4,45 Md$ visant à mettre en service une première ligne ferroviaire à grande vitesse, fret et passagers, qui reliera les côtes de la mer Rouge et de la Méditerranée. 

L’Autorité nationale égyptienne des Tunnels, qui relève de la compétence du ministère des Transports, et un consortium composé de Siemens Mobility, Orascom Construction et Arab Contractors, ont signé le 2 septembre l’accord visant à mettre en service le premier projet clé en main de transport ferroviaire à grande vitesse du pays.

Le contrat, d’un montant de 4,5 Md$ et d’une durée de 12 ans, porte sur la construction d’un réseau ferroviaire de 1 825  km, à terme avec trois lignes. La première de 600 km reliera El Alamein, sur la côte méditerranéenne, et Ain Soukhna, port industriel au sud du canal de Suez, au débouché sur la mer Rouge.

Deux autres lignes à venir

La part du groupe allemand d'ingénierie et de technologie, qui évoque « un canal de Suez sur rails », s'éleve à environ 3 Md$. Les trains seront livrés par son unité Siemens Mobility d'ici à la fin de 2023, la commande devant être achevée en 2027.

NAT et le consortium doivent encore finaliser les contrats pour deux autres liaisons ferroviaires, l'une entre le sud du Caire et Assouan, l'autre reliant Louxor sur le Nil à Hurghada et Safaga sur la mer Rouge. 

Ces dernières années, le gouvernement a accéléré son programme d'infrastructures, investissant notamment dans l’expansion du canal de Suez.

La rédaction

Photo : ©Siemens