Selon les données de VesselsValue, 532 navires ont été commandés entre janvier et fin octobre, pour une valeur totale de 26,7 Md$. Au cours de la même période en 2019, 906 navires avaient fait l’objet d’un contrat, totalisant 38,7 Md$.

Sans surprise, les chantiers navals chinois représentent la majorité des contrats obtenus, avec 246 commandes, dominés par les vraquiers (93) et les pétroliers (65). Les constructeurs chinois distancent largement leurs homologues sud-coréens (137 commandes) et japonais (94 contrats). 

Sans conteste, les sud-coréens restent les chantiers de prédilection des pétroliers, ayant engrangé 99 prises de commande sur 137 au total. Récemment encore, Korea Shipbuilding & Offshore Engineering et Samsung Heavy Industries ont obtenu un contrat pour 13 VLCC (dix pour le premier, trois pour le second) totalisant une valeur de 1,06 Md$. 

Selon VesselsValue, l'intérêt pour les porte-conteneurs s’est érodé cette année, passant de 102 commandes au cours des 11 mois comparables de 2019 à seulement 45 au cours de la même période cette année.

Risque à commander aujourd’hui

Outre le niveau d'incertitude sans précédent causé par la pandémie, la diminution des achats est également attribuée à l'incertitude quant aux types de navires à commander. Les grandes entreprises du secteur s'accordent à dire qu'il est très risqué de le faire dès à présent car ces actifs pourraient se révéler être incompatibles avec le prochaines réglementations. Les armateurs sont donc attentistes faute de visibilité sur les technologies de décarbonation.

Il deviendrait en outre de plus en plus difficile d'obtenir un financement, les actionnaires et les investisseurs favorisent les investissements plus respectueux de l'environnement.

La rédaction