Les plus grandes compagnies de croisières mondiales ne devraient pas recevoir d’argent public dans le cadre du grand plan de relance jamais adopté aux États-Unis de plus de  2 000 milliards de dollars. Le projet de loi a été adopté par le Sénat américain. 

Après des négociations ardues entre les dirigeants républicains et démocrates au Congrès et l'administration Trump, le projet de loi, qui comprend environ 500 Md$  sous forme de prêts pour les grandes entreprises américaines, a été finalement adopté. Pour bénéficier de ces prêts ou de garanties de prêts, les entreprises doivent avoir été « créées » ou « organisées » aux États-Unis et y avoir localisé la majorité des emplois. La lecture stricte de ces critères exclue d’emblée les croisiéristes. Les trois plus grands opérateurs de croisières ont leur siège aux États-Unis – Carnival Corp., Royal Caribbean et Norwegian à Miami, en Floride – mais ont une importante main-d'œuvre étrangère à bord de leurs navires et sont largement exonérés du paiement des impôts américains. Mais autant de conditions qui peuvent être contournées ou argumentées.

Interrogée par le Wall Street Journal, la Cruise Lines International Association a noté que le plan de relance aidera surtout les PME - comme les agents de voyage, essentiels au fonctionnement de l'industrie - grâce à un programme distinct de prêts et de subventions de 367 Md$. 

En outre, les agences gouvernementales des États et des collectivités locales pourront bénéficier d'une tranche de financement distincte de 150 Md$. La Floride - le berceau géographique de l'industrie des croisières - devrait recevoir quelque 8 Md$, selon une analyse du National Council of State Legislatures. Une partie de ce financement pourrait être dirigée vers les autorités portuaires de Floride, dont beaucoup sont investies dans l'industrie des croisières. 

La rédaction