La pandémie n’est pas sans laisser des traces sur les ports chinois qui ont soldé l’année soit une stabilité soit sur une légère croissance.

Selon des données consolidées par le ministère des Transports, les ports chinois ont marqué le pas en 2020 avec une croissance moins prononcée que les années précédentes. En hausse de 1,2 %, les trafics conteneurisés se sont consolidés à 264,3 MEVP. Tous les grands ports ont terminé l’année soit sur une stabilité soit sur une croissance modérée à l’exception de Dalian.

Le plus grand port de conteneurs mondial, Shanghai, n’est pas remis en cause dans son statut mais sa croissance est modeste (+ 0,4 %) par rapport à 2019, tandis que son voisin et challeneger, Ningbo-Zhoushan, a enregistré un volume de 32,2 MEVP, en hausse de 5,1 % par rapport à l'année précédente.

Qingdao et Tianjin, grands gagnants

Les ports de Shenzhen (Yantian, Shekou, Chiwan et Dachan Bay) – troisième complexe portuaire –, ont progressé de 3 % pour atteindre 26,6 MEVP. De l'autre côté du delta de la rivière des Perles, Guangzhou-Nansha est en croissance de 1,5 %, à 23,2 MEVP. 

Parmi les ports aux croissances plus prononcées, Qingdao, dans la province du Shandong, avec 22 MEVP (soit 4,7 % de plus qu'en 2019) et Tianjin, port du grand Pékin, à 18,4 MEVP (+ 6,1 %). Enfin, Dalian, port du nord de la Chine, est en chute libre, tombé à 5,1 MEVP, en repli de 41,7 %. Le port dévisse en réalité depuis 2018. Ses flux seraient siphonnés par le port de Yingkou Bayuquan (photo), un des grands ports de la mer de Bohai, à l’ascension rapide.

La rédaction

Photo : Yingkou Bayuquan