Lors de l'assemblée générale extraordinaire du 22 avril 2022, les deux villes de Anvers et de Bruges ont signé la convention d’actionnariat de la société portuaire unifiée. Le capital de la nouvelle entité dénommée Antwerp-Bruges, est contrôlée par les deux villes belges, Anvers à hauteur de 80 % et Bruges pour 20 %.

Après des années de tergiversations, valse-hésitations et abandons, le port flamand, numéro deux portuaire européen, et le grand port roulier Zeebbruge ont fini par converger l’an dernier. 

À eux deux, sur la base des données de trafic de 2021, les deux places portuaires vont consolider 14,4 MEVP (12,02 MEVP + 2,08 EVP) mais ce n’est pas suffisant pour détrôner l’éternel leader, le néerlandais Rotterdam, avec ses 15,3 MEVP. 

Anvers, victime de la congestion

Au regard du premier trimestre, ce n’est pas en 2022 qu’Anvers-Bruges va supplanter Rotterdam. Avec 2,73 MEVP, Anvers a accusé une baisse de 11,6 % par rapport au chiffre du premier trimestre de l'année dernière, victime de la congestion tant est si bien que son principal client, MSC, lui a préféré des ports voisins, dont Le Havre, alors que l’armateur suisse est coactionnaire de Terminal Europa avec PSA, lequel serait saturé.

À l’inverse, CSP Zeebrugge Terminal a été le bénéficiaire d’une partie du trafic de transbordement britannique, ce qui explique la croissance de 4,2 % des flux de conteneurs dans le port côtier blege au premier trimestre.

A.D.

Photo : ©port d’Anvers