Les ports de Tokyo, Yokohama et de Kawasaki vont exonérer de droits d'entrée les navires au GNL afin d'encourager l'utilisation de ces carburants. La dérogation entrera en vigueur le 1er avril pour un durée de cinq ans, soit jusqu'au 31 mars 2026.

Le Japon a des prétentions dans le soutage, déterminé à faire de la baie de Tokyo et du port de Yokohama un centre de soutage de GNL de référence. Selon une étude de Ship&Bunker, les volumes de carburants vendus dans les 16 principaux hubs mondiaux d’avitaillement des navires ont été en repli de 6,3 % en 2020 par rapport à 2019. Mais, malgré la crise sanitaire, la force de vente des zones asiatiques a été manifeste, reflétant le déplacement de la demande mondiale vers l’est. Singapour (avec 20 % de parts de marché), ainsi que le premier centre de soutage chinois Zhoushan, qui monte en puissance, et le Japon ont tous connu une croissance en 2020.

Le marché des soutes se déplace vers l'Asie

Deux souteurs

En août 2020, Fukuoka Shipbuilding a lancé l'Ecobunker Tokyo Bay, un navire de soutage capable d’avitailler les navires à la fois en GNL et en VLSFO. Long de 95,5 m, il dispose d’une capacité de 2 500 m3 de GNL et de 1 500 m3 de VLSFO. Le pays a également accueilli le souteur Kaguya, qui a effectué sa première livraison de navire à navire en octobre 2020, marquant le début de l'activité de soutage GNL dans la région de Chubu.

En février 2021, Petronas Trading Corporation (Petco) a signé un accord avec Sumitomo Corporation pour le soutage de GNL en Malaisie et dans la baie de Tokyo, au Japon. Le GNL peut désormais être livré aux navires dans une centaine de ports tandis qu’une soixantaine sont en train de s’équiper en infrastructures (source : Sea LNG). Selon les données de Clarkson, 153 navires au GNL étaient en commande et 605 en service en février. 

La rédaction

 

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