La croissance des primes mondiales d'assurance maritime ont concerné toutes les branches en 2020, à l'exception de P&I, relève l’IUMI Stats Report, analyse du marché mondial publiée par l’Union internationale des assurances maritimes. 

Les primes d'assurance maritime mondiales pour 2020 ont augmenté de 6,1 % par rapport à 2019 pour atteindre 30 Md$ : + 6 % pour la souscription de coques totalisant 7,1 Md$ et + 5,9 % pour les facultés (marchandises), à 17,2 Md$. 

Les deux secteurs sont revenus à une position d’équilibre technique. « L’écart entre les primes mondiales et le tonnage mondial a commencé à se réduire. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les ratios de pertes se sont améliorés pour ramener le secteur à une position d'équilibre technique » même si cette reprise est observée par rapport à une base très faible, indique le rapport. L’IUMI nuance également son enthousiasme pour ce qui est du fret : « une augmentation probable des catastrophes naturelles à l'avenir, associée à une augmentation des accumulations de risques, pourrait avoir un impact sur les performances de souscription des cargaisons en 2021. »

9 000 dossiers de sinistres

Réalisé en partenariat avec le Boston Consulting Group, l’IUMI Stats Report dispose, pour la deuxième année, d’une base de donnée de 9 000 dossiers de sinistres représentant 14 Md$ de pertes majeures.

Une remontée des prix du pétrole a été par ailleurs bénéfique au secteur de l'énergie offshore en 2020, mettant fin à de nombreuses années d’érosion de l'assiette des primes qui s’est élevée à 3,6 Md$ en 2020.

Le secrétaire général de l'IUMI, Lars Lange, est mitigé dans ses appréciations : « Le retour à l'équilibre technique en 2020 intervient après de nombreuses années de non-rentabilité. Toutefois, le redressement s'est fait à partir d'une base très faible et dans le contexte d'une activité maritime réduite et, par conséquent, d'une fréquence de sinistres très faible. À l'heure actuelle, nous constatons que l'activité de transport maritime revient aux niveaux d'avant la crise et que les projets offshore sont mis en service et réactivés. » Le porte-parole de l’IUMI craint que cela ne génère des sinistres supplémentaires et entrave la rentabilité à peine retrouvée.

La rédaction

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