Selon BP, l'industrie mondiale du rafffinage aurait déjà dépensé 1 Md$ pour produire du combustible de soute à faible teneur en soufre dans la perspective de la mise en oeuvre de la réglementation plafonnant le soufre dans les carburants marins. C'est Eddie Gauci, responsable mondial des combustibles marins chez BP, qui l'assure. Des propos rapportés par Reuters et tenus à l'occasion du Fujairah Bunkering and Fuel Oil Forum, au cours duquel le groupe pétrolier a présenté son offre au même titre que ses concurrents, tous embarqués dans ce nouveau marché, ExxonMobil, Shell et Sinopec.

« Il y a eu d'énormes investissements dans les raffineries depuis 2015 et ils se poursuivront au-delà de 2020. Nous assisterons à un stockage flottant des carburants à forte ou faible teneur en soufre pendant un certain temps, jusqu'à ce que l'infrastructure terrestre établisse un certain équilibre qui corresponde aux qualités de carburant requises. Dans les petits ports, qui n'ont pas les capacités de stockage adéquates, les fournisseurs de combustibles marins conformes pourraient alors se tourner vers le stockage flottant », a-t-il anticipé. Une vision du marché assez partagée par l'industrie pétrolière.

La rédaction