Le port de Los Angeles devient le premier port du continent américain à traiter 10 MEVP sur une période de 12 mois. Le port a marqué cet événement lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le 9 juin en mettant en valeur son « plus grand client », CMA CGM.

Alimenté par le boom des importations qui dure depuis près d'un an, le port de Los Angeles est devenu le premier port du vaste continent américain (Amérique du nord et du sud) à traiter 10 MEVP.  Lorsque le port californien achèvera son exercice fiscal 2020-2021, le 30 juin, il devrait avoir traité plus de 10,8 MEVP contre 9,2 MEVP pour le précédent exercice. Cela représente une augmentation de près de 14 % par rapport au précédent volume annuel de conteneurs le plus élevé jamais enregistré par le port (9,5 MEVP en 2018).

Au cours des 12 derniers mois, les terminaux du port de Los Angeles ont accueilli en moyenne 15 navires porte-conteneurs par jour, contre une moyenne de 10 navires par jour avant la pandémie. Les quarts de travail des dockers ont augmenté de près de 20 % en 2021 par rapport à la moyenne des quatre dernières années.

« Plus » que 10 navires à l’ancre

L'année en cours a été particulièrement difficile pour l'ensemble du complexe portuaire de San Pedro. L'afflux continu de conteneurs a mis à rude épreuve les infrastructures et les moyens. Dès la fin du mois de janvier, la congestion et les goulets d'étranglement se sont fait jour. Au plus fort de la crise, plus de 60 navires étaient à l'ancre dans la baie de San Pedro et le temps d’attente pour pouvoir accoster était alors de 17 jours. Les retards ont été résorbés et, actuellement, le port de Los Angeles signale que 10 navires attendent, avec une moyenne de 4,9 jours.

Avec ses 10 MEVP, Los Angeles figure à peine parmi les premiers ports à conteneurs mondiaux, une hiérarchie domine par les ports asiatiques, notamment chinois.

Le cap a été célébré à bord du CMA CGM Amerigo Vespucci, porte-conteneurs de 13 444 EVP de la plus « grande compagnie maritime cliente du port », le groupe CMA CGM. 

A.D.