Le financement européen, qui vient d’être alloué, vise à subventionner la R&D de nouveaux carburants et vecteurs énergétiques qui n'ont pas encore été testés dans la pratique.

C’est une OPA sur les fonds européens. La Commission européenne va allouer, dans le cadre du programme Horizon 2020, 25 M$ à l’initiative d’un consortium international d’établissements qui entend se concentrer sur le développement de plusieurs carburants et vecteurs énergétiques renouvelables tels que l'hydrogène vert, les grandes batteries électriques, l'ammoniac et le bio-GNL.

Le projet de recherche, nommé MAGPIE pour sMArt Green Ports as Integrated Efficient multimodal hubs, est le fruit d'une collaboration entre les autorités portuaires de Rotterdam, DeltaPort (Allemagne), Haropa et Sines (Portugal), en partenariat avec 10 instituts de recherche et plus de 30 entreprises aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, au Portugal, au Danemark et en Suède. Il est prévu sur une durée de cinq ans. 

Des projets déjà en test

« Chaque projet présente des avantages et des défis, une option semblant plus adaptée au transport maritime, une autre aux applications à l'intérieur du port ou au transport vers des destinations intérieures. Certains maillons de la chaîne, de la production à la consommation, ont déjà été testés, d'autres non », fait valoir l’autorité portuaire de Rotterdam. 

Parmi les tests en cours, une locomotive électrique alimentée par des batteries qui utilise l'énergie d'une ligne aérienne à la fois pour la force motrice et pour recharger sa batterie. Ce qui peut s’avérer utile dans des zones comme les gares de triage. Parmi les autres exemples, le soutage de l'ammoniac comme carburant ou l'alimentation électrique depuis la côte pour les navires amarrés au large à une bouée d'amarrage. 

Numérisation dans la logistique portuaire 

Les partenaires vont également concevoir et mettre en œuvre plusieurs solutions de numérisation et d'automatisation servant des objectifs de transition énergétique. La logistique portuaire s’inscrit dans ce cadre. 

Le consortium se donne par ailleurs pour objet l'élaboration d'un plan directeur qui doit tracer la feuille de route pour rendre neutre en carbone le transport dans, vers et depuis les ports d'ici 2050 et en jalonner les étapes avant 2030 et 2040. Il s’engage à partager les résultats des différents projets pilotes et études avec d'autres ports, centres de connaissances et entreprises européens. 

La rédaction

Photo : Haropa fait partie du sMArt Green Ports as Integrated Efficient multimodal hub