L'autorité européenne de la concurrence a mis sa décision en suspens depuis près d'un an pour enquête approfondie.

L’acquisition pour 1,8 Md$ de DSME par Hyundai Heavy Industries Holdings (HHIH) est en chantier depuis le 3 juillet 2020. En mars 2019, Hyundai Heavy a signé un accord avec la banque publique Korea Development Bank (KDB), le principal créancier de DSME, pour racheter une participation de 55,72 % du capital du constructeur naval en proie à un grave manque de liquidités depuis 1999.

Dans le cadre du projet de fusion, le groupe Hyundai Heavy Industry a scindé HHI en deux entités : KSOE, une société holding qui gère les unités de construction navale du groupe (HHI, Hyundai Mipo Dockyard et Hyundai Samho Heavy Industries) et Hyundai Heavy Industries réorganisée qui se concentre sur la construction de navires. En pratique, cela signifie également que le groupe HHI devra transférer sa technologie de construction de méthaniers aux constructeurs de taille moyenne tels que STX Offshore & Shipbuilding et Hanjin Heavy Industries.

Avant le premier semestre

L’opération, qui pourrait remodeler le secteur mondial de la construction navale en conférant à l’ensemble une part de marché de 21 %, n’a toujours pas reçu le feu vert des autorités de régulation européenne. Bruxelles a ouvert une enquête approfondie depuis 2019.

Le président de HHIH, Kwon Oh-gap, a assuré dans son message du Nouvel An que l'examen réglementaire de l'UE devrait être achevé au cours du premier semestre.

À ce jour, la fusion des deux géants de la construction navale coréenne a obtenu les approbations des organismes de réglementation en Chine, à Singapour et au Kazakhstan. Le feu vert de la Corée du Sud et du Japon est toujours en attente. Les partenaires sociaux de DSME manifestent régulièrement contre ce projet. 

A.D.

Photo : ©DR