Selon l’agence de presse russe TASS, les forces ukrainiennes ont ciblé des plateformes de forage en Crimée au cours du week-end. Le 20 juin, une attaque similaire avait fait plusieurs blessés.

Le jackup Tavrida, qui opère sur un gisement situé à 71 km d'Odessa, a été frappé par un missile ukrainien, perforant l'héliport sur une profondeur de 4 m, a indiqué le média d’État TASS. Aucun blessé n'a été signalé dans cette frappe, contrairement à la précédente série d'attaques, a précisé un porte-parole des services d'urgence de Crimée. 

Si l’information est avérée, la plateforme de forage était déjà l’une des trois visées par la précédente frappe du 20 juin au cours de laquelle cinq personnes ont été signalées parmi les blessés tandis que sept autres sont toujours portées disparues. L'incident n'avait pas été confirmé par des sources militaires ukrainiennes.

Le Tavrida est un jackup construit en 1995 par le chantier naval ukrainien JSC Kherson que la Russie s’est appropriée lors de l'annexion de la Crimée en 2014, avec les autres actifs de sa société d'exploitation, Chernomorneftegaz. La compagnie exploite plusieurs gisements gaziers et pétroliers en mer Noire et en mer d'Azov, au large de la Crimée.

Missiles étrangers

Les autorités soutiennent que cette nouvelle salve a été effectuée par des « missiles étrangers à longue portée » comme la précédente. Une référence explicite à la fourniture d'armes par les pays occidentaux. Le Royaume-Uni, les États-Unis et le Danemark ont en effet livré à l'Ukraine des systèmes de missiles antinavires Harpoon. Les États-Unis et le Royaume-Uni doivent acheminer par ailleurs des systèmes de roquettes d'artillerie à longue portée. 

Selon les analystes, ces attaques pourraient s'inscrire dans le cadre d'une campagne plus large visant à lever le blocus russe du port ukrainien d'Odessa. Des sources militaires ukrainiennes ont en effet accusé la Russie d'installer des équipements de surveillance militaire sur les plateformes, notamment des systèmes d'observation radar à longue portée. Leur destruction conduirait à entraver le contrôle maritime russe dans le nord-ouest de la mer Noire.

La rédaction

Photo : ©State Border Guard Service of Ukraine