MSC va couvrir les coûts liés à l'incendie du porte-conteneurs afin que l'exploitant du navire, Maersk, son partenaire dans l’alliance de 2M, ne déclare pas d'avarie commune.

Dans un avis à sa clientèle, le numéro deux mondial du transport maritime de conteneurs a déclaré qu'il prendrait en charge des coûts afin d'éviter une déclaration d'avarie commune pour ses clients ayant des marchandises à bord du Maersk Elba. 

Le porte-conteneurs de 13 092 EVP, propriété du groupe japonais Financial Products, a subi un incendie fin décembre alors qu’il était au large du Portugal, en route vers Felixstowe. Il transportait du fret pour des clients de MSC dans le cadre du service pendulaire assuré par 2M, le Shogun-Pearl (Europe-Extrême-Orient-côte ouest américaine). « Cette décision a été prise pour éviter des coûts ou retards supplémentaires à nos clients à la suite de cet incident », a indiqué le n° 2 mondial dans un avis à la clientèle.

Avarie commune

Maersk avait dû affréter deux remorqueurs pour lui porter secours et le remorquer jusqu'au port espagnol d'Algésiras afin d’y être réparé. Il devrait regagner Wilhelmshaven ces jours-ci pour décharger le fret. L’armateur danois devrait ensuite opérer des feeders pour l'acheminer vers Felixstowe et Rotterdam.

L’avarie commune est régie par les Règles d’York et d’Anvers, règles conventionnelles d’usage courant et international, auxquelles se réfèrent la quasi-totalité des contrats de transport et d’affrètement. Lorsque le capitaine est conduit, pour échapper à un danger menaçant à la fois le navire et la cargaison, à un sacrifice extra-ordinaire consenti volontairement et raisonnablement et ayant eu un résultat utile pour les biens de l’expédition maritime, la perte ou le dommage constitue une avarie commune. Le propriétaire du navire et le propriétaire de la cargaison sont dans l’obligation d’en supporter une part équitable, même s’ils ne sont pas assurés.  

Le coût des dommages n’est pas connu.

La rédaction