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Il faudra donc six mois pour que l’exploitant du vraquier, qui s'est échoué en juillet au large de l'île Maurice, vienne à bout de la marée noire engendrée par le déversement de 1 000 t de pétrole. Selon Reuters, Nagashiki Shipping assure que l’opération de nettoyage sera finalisée d'ici janvier. 

Le MV Wakashio, affrété par MOL sous pavillon panaméen à Nagashiki Shipping, avait dans sa soute 3 894 t de VLSFO, 207 t de gasoil et 90 t d'huiles lubrifiantes lorsqu’il s’est échoué sur le récif de Pointe d'Esny, près du parc marin de Blue Bay. Il était en provenance de Chine et faisait route vers le Brésil. La route passant par Maurice est une voie maritime clef pour les expéditions de minerai de fer entre les deux pays.

Pour éviter une marée noire alors que le vraquier menaçait de se rompre, le plan initial prévoyait de pomper le carburant de l'épave vers un autre navire et d'essayer de renflouer le navire. Cependant, en raison des mauvaises conditions météorologiques, le transfert a été jugé dangereux. Finalement, quelque 1 000 t n’ont pas pu être récupérées et se sont déversées dans l'océan. Les nappes de pétrole, qui se répandent sur environ 30 km le long des côtes, ont impacté une vaste zone de coraux menacés, affectant considérablement l’environnement marin, si bien que certains scientifiques évoquent « la pire catastrophe écologique de l'océan Indien. »

Un vraquier chargé de fuel menace de se rompre au large de l'île Maurice

Nagashiki Shipping a indiqué à Reuters que l'enlèvement de la partie arrière du navire commencerait fin décembre et durerait plusieurs mois. La partie avant a été sabordée en août, conformément aux instructions des autorités locales. 

Les causes de l’accident restent obscures. Selon l'autorité maritime du Panama, la fête d'anniversaire d'un des membres de l'équipage pourrait avoir contribué à la catastrophe. Le navire aurait dévié de sa route parce que le capitaine voulait obtenir une meilleure connexion téléphonique et internet afin de permettre à ce membre d’équipage de parler à sa famille.

Le gouvernement mauricien avait exigé cet été 34 M€ pour dommages et intérêts. Une somme que Port Louis entendait utiliser pour aider les pêcheurs touchés par la catastrophe et pour la construction de 100 chalutiers.

La rédaction