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La compagnie maritime japonaise a baptisé son premier pure car and truck carrier (PCTC) alimenté au GNL construit dans un chantier naval national.

Il s’appelle Sakura Leader, a été construit par le chantier naval Shin Kurushima Toyohashi Shipbuilding et devrait être livré en octobre 2020. Le transporteur de voitures et de camions au GNL s'inscrit dans la stratégie de l'entreprise visant à renouveler sa flotte avec des navires écologiques de dernière génération

Alimenté au GNL, conformément aux vertus revendiqués du carburant, le navire devrait réduire ses émissions de CO2 par unité de transport d'environ 40 %, dépassant ainsi les exigences de la phase 3 de l'EEDI de l'Organisation maritime internationale (OMI) qui entrera en vigueur en 2025, indique l’entreprise. Il devrait aussi quasiment ne plus émettre d'oxydes de soufre (SOx) et abattre ses oxydes d’azote d’environ 86 %.

Long de 199,95 m et large de 38 m, le PCTC affiche une capacité de 7 000 unités (équivalent véhicule standard) pour un tonnage brut de 73 500 t. Il sera enregistré sous le pavillon national. Le navire a été sélectionné comme projet modèle par les ministère japonais de l'Évironnement et du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme et à ce titre a été subventionné. Il recevra aussi le soutien de ces ministères pour la vérification technique des réductions d'émissions de CO2, est-il indiqué dans le communiqué. 

Tokyo va aider financièrement la construction navale nationale

La compagnie a déjà commandé un sistership en février 2020 auprès de Shin Kurushima Toyohashi Shipbuilding. La livraison du deuxième transporteur de voitures et de camions fonctionnant au GNL est prévue pour 2022. L'entreprise a également commandé un minéralier alimenté au GNL, dont la livraison est prévue en 2023.

NYK est un fervent promoteur du GNL. Il est à l’origine du premier remorqueur japonais, alimenté au GNL, le Sakigake, livré en 2015, ainsi que d’un souteur entré en service en 2017. Il vient d’annoncer un partenariat de R&D avec deux autres entreprises japonaises pour aboutir à la construction d’un remorqueur à l’ammoniac.

La rédaction