Les 13 pays membres de l’OPEP et les dix autres producteurs dont la Russie de l’Opep+, qui avaient ajourné leur réunion il y a quelques jours, se sont finalement mis d’accord sur les jauges de leur production au-delà du 1er janvier. ​

Depuis début décembre, les grands producteurs et leurs partenaires de l’Opep+ (dont la Russie) tentent de s’entendre sur les niveaux de production pour le premier voire le deuxième trimestre 2021. Selon l’accord en vigueur, le retrait du marché avait été fixé à 7,7 millions de barils par jour (Mb/j), sauf pour l'Arabie saoudite et la Russie, pays pour lesquels la production « de référence » était fixée à 11 Mb/j. Il était question de ramener cette restriction à 5,8 Mb/j à compter de janvier 2021. 

La demande mondiale du pétrole reste déprimée même si les cours du brut sont revenus à leurs niveaux du début de la pandémie, soit entre 45 et 50 $ pour les deux références mondiales (Brent de mer du Nord et WTI américain). Mais les avancées des laboratoires AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Moderna sur l’efficacité de leurs vaccins, laissant augurer d’un retour à la normale, n’incitent guère les vingt-trois pays producteurs à décider d’une nouvelle réduction. Dans la perspective de cette réunion, certains d’entre eux n’ont pas hésité à faire part de leurs positions.

Remontée de 0,5 Mb/j

Avant la réunion, le prince saoudien Abdulaziz et le vice-premier ministre russe Alexander Novak se montraient favorables à un report de l'assouplissement, le marché étant encore fragile. Les Émirats arabes unis avaient manifesté, eux, leur grande réserve à maintenir des réductions volontaires au-delà de la fin de l'année. Ils n’y ont aucun intérêt. Ces restrictions les brident alors qu’ils ont lourdement investi pour augmenter leurs capacités de production.

Selon le communiqué publié à l’issue la rencontre du 3 décembre, la réduction sera « ajustée » à 7,2 Mb/j à partir de janvier 2021. Elle représente donc une légère remontée de 0,5 Mb/j. Les délégués ont par ailleurs décidé de tenir chaque mois une réunion de l'OPEP+ à partir de janvier 2021 afin « d'évaluer les conditions de marché et de décider des futurs ajustements de production pour le mois suivant ».

La rédaction

Photo ©Norden