Trois sénateurs républicains ont déclaré qu'il n'y aurait d'exemption accordée au Jones Act pour le transport de GNL par voie maritime.

Selon les sénateurs John Kennedy, Bill Cassidy et Dan Sullivan, cités par l'agence Bloomberg, le président américain Donald Trump les aurait informés que le transport de GNL ne ferait pas exception à la règle. Il en était pourtant question. Ou du moins, sur la base de rapports, la Maison-Blanche étudiait l'octroi de la dérogation.

Les représentants de l'industrie maritime américaine (650 000 emplois revendiqués) ont naturellement réagi favorablement à cette nouvelle tandis que le président Trump s'en est tenu pour seule déclaration à son mantra : « Buy American, Hire American ».

Le gouverneur de Porto Rico a demandé une dérogation de 10 ans pour le transport de GNL, que l'île utilise pour produire de l'électricité. Une dérogation pourrait également permettre aux acheteurs de gaz de la Nouvelle-Angleterre d'avoir accès à du GNL canadien, une fois la capacité du gazoduc terrestre est dépassée. Ces deux marchés américains s'approvisionnent actuellement en GNL à l'étranger, car il n'y a pas de transporteurs de GNL agréés par la Jones Act pour livrer le produit. 

Le 27 avril, quatre jours après la publication d'un rapport de Bloomberg, Trump a manifesté son soutien au transport maritime et à la construction navale lors d'un rassemblement au Wisconsin en annonçant que Interlake Steamship « avait l'intention de construire un cargo des Grands Lacs, le premier en 35 ans ».

Pour rappel, le Jones Act stipule que les navires déployés sur les services intérieurs américains doivent battre pavillon américain, appartenir à des intérêts américains, être construits aux États-Unis et être dotés d'équipages américains.

La rédaction