Le gouvernement britannique étudie une éventuelle réforme de la fiscalité concernant les immatriculations de navires afin de concurrencer la Cité-État. 

Face à un Royaume-Uni qui veut « reprendre le contrôle » de sa réglementation, l'UE craint que Londres se livre à un dumping fiscal et réglementaire afin de rivaliser avec la cité-État, dont la fiscalité attractive est connue. C’est le Financial Times qui l’affirme sur la base d’un document de travail que la rédaction a pu consulter. D'après ce texte, une réforme du système fiscal et de la réglementation sur le transport maritime pourrait générer 3,7 Md£ (4,04 Md€) sur trois ans et créer des milliers d'emplois qualifiés. Le projet est actuellement au stade de la réflexion parmi d’autres options, a commenté l'entourage du gouvernement. 

46 Md£

D'après David Blumenthal, avocat fiscaliste spécialisé dans le transport maritime, certains acteurs estiment que « le Royaume-Uni pourrait améliorer sa position s'il n'a plus à adhérer aux directives européennes » sectorielles. La Chambre britannique du transport maritime abonde dans ce sens : « nous travaillons avec le secteur, le gouvernement, pour explorer des options afin de renforcer le Royaume-Uni comme centre international pour le transport maritime ». Le secteur contribuerait à hauteur de 46 Md£ (50,2 Md€) à l'économie britannique. 

Outre Singapour, Malte et Chypre, Panama, le Liberia et Hong Kong présentent aussi un système d'enregistrement des pavillons avantageux pour les entreprises.

La rédaction