Les vraquiers et les navires citernes ne génèrent pas le même engouement que les porte-conteneurs. Le marché S&P est terne. Les prix des vraquiers comme des navires citernes ont tendance à stagner.

« Dans le secteur du vrac sec, malgré la récente dynamique à la hausse des nouvelles commandes, le marché s’est brutalement restreint, suivant en cela la trajectoire des taux de fret », note cette semaine le courtier grec Allied Shipbroking. « Sur le marché des pétroliers, nous n'avons pas non plus observé de mouvementsconsidérables, ce qui sous-tend le désarroi général dans l'ensemble du secteur depuis une longue période maintenant. »

Même constat de la part de Banchero Costa : « le carnet de commandes de cette semaine est dominé par l’activité autour des porte-conteneurs ». Le coutier italien attribue la faible dynamique des achats et ventes de navires à la période du Nouvel an chinois. Il cite néanmoins quelques ventes de vraquiers dont pour les plus grandes unités, le South Trader (181 000 tpl, construit au chantier Koyo en 2014) vendu à Safety pour 33,8 M$, Nord Fortune (76 000 tpl, construit en 2008 au chantier Imabari), cédé à un acheteur grec pour 16,5 M$.

Plus de ventes sur le marché des tankers

Banchero Costa relève davantage de ventes chez les pétroliers bien que le marché reste « terne pour tous les types et tailles de navires ». La transaction la plus notable, selon le courtier, est celle réalisée par Scorpio qui a vendu à Hafnia douze LR1  : quatre de 74 000 tpl et huit de 73 800 tpl, dont certains équipés de scrubbers, pour un total de 414 M$.

Du côté des constructions neuves, les prix d’achat semblent stabilisés pour les vraquiers depuis juin 2021, avec environ 60 M$ demandés pour un capesize et 30 M$ pour un handysize selon Allied Broking. Les tarifs des tankers ont en revanche continué d’augmenter jusqu’en novembre 2021, pour atteindre 75 M$ pour un suezmax, selon la même source.

Sur le marché de l’occasion, Banchero Costa note une stabilisation à partir de juillet 2021 pour les vraquiers, avec les aframax autour de 40 M$, et une hausse jusqu’en novembre pour les pétroliers. Le prix des kamsarmax a ainsi monté jusqu’à 35 M$ avant de légèrement redescendre.

Étienne Berrier