La compagnie maritime de Singapour Pacific International Lines (PIL) se soumet aux injonctions de l'administration américaine. Elle ne dessert plus l'Iran.

Le 10e transporteur mondiale avec 1,8 % de la capacité mondiale en EVP (405 299 EVP) a annoncé dans un communiqué de presse qu'il cessait toute activité avec l'Iran pour ne pas avoir à subir le couperet américain. 

"Notre décision est en lien avec la décision des États-Unis de se retirer de l'accord nucléaire iranien - Plan d'action global conjoint (JCPOA) et de ramener le niveaux des sanctions au niveau de celles qui existaient avant la conclusion en 2015 du pacte de l'Iran avec le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie)", a déclaré la compagnie de Singapour. Depuis le 6 août, la Maison Blanche interdit à toute entreprise traitant avec Téhéran de faire du business aux Etats-Unis. Le 4 novembre seront concernés, les opérateurs portuaires, le transport maritime, la construction navale et les transactions pétrolières.

La décision de PIL intervient après que d'autres majors du transport maritime ont commencé à se retirer d'Iran.

CMA et Maersk, qui ont des activités et des établissements Outre-Atlantique, ont rapidement annoncé qu’ils cessaient leurs activités avec la République Islamique. L'armateur français avait signé en 2016 un protocole d'accord avec Irisl (Islamic Republic of Iran Shipping Lines) pour échanger ou louer des espaces de navires, exploiter des lignes maritimes communes et coopérer sur des terminaux portuaires. Le danois n’assure pas de ligne maritime directe mais exploite des navires affrétés de Djebel Ali aux Émirats arabes unis vers les ports iraniens de Bandar Abbas et Bushehr, et possède du personnel sur place. 

--- A.D. ---