Au 56e jour de grève, les syndicats organisent ce mercredi 29 janvier la huitième journée nationale interprofessionnelle d’une mobilisation contre la réforme des retraites et la troisième opération « ports morts » organisées depuis début janvier après les périodes de 72 heures, du 14 au 16 janvier et du 22 au 24 janvier, massivement suivies au Havre, à Marseille, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle et Rouen. ​

Les syndicats espèrent toujours faire reculer le gouvernement et renouvellent les opérations « ports morts », alors que les grands ports français tournent déjà au ralenti depuis des semaines. Le mouvement a été décidé à l’issue de l’assemblée générale de tous les ports de France s'est tenue le 28 janvier. Dans le communiqué à l’issue de cette réunion, la Fédération nationale des ports et docks de la CGT (FNPD-CGT) a fait savoir qu’elle appelait l’ensemble des travailleurs portuaires et dockers à observer 24 heures de grève le mercredi 29 janvier 2020 dans le cadre d’une nouvelle opération « morte ». Dans ce cadre, les salariés ne font pas d'heures supplémentaires, ni travaux exceptionnels et réduisent le niveau des cadences.

La FNDP demandait aussi de « maintenir la suppression des heures supplémentaires et des shifts exceptionnels » et de « participer massivement aux initiatives et mobilisations des unions locales, unions départementales en territoires les 30 et 31 janvier ». Les remorqueurs marseillais de Boluda, qui avaient repris le travail après plusieurs piquets de grève par intermittence, reprennent à nouveau ces 30 et 31 les chemins buissonniers.  

Du côté des usagers du port, l’exaspération gagne aussi en intensité et avive les tensions tandis que les fédérations professionnelles font état de conséquences économiques qui se chiffrent en plusieurs dizaines de millions d’euros.

La rédaction

L’hystérie collective

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