L'exploitant de tankers n'échappe pas à la sanction du marché du pétrole. Scorpio Tankers avait réalisé un bénéfice de 12 M$ à la même période de 2019. 

Les analystes se focalisent sur la demande de pétrole brut pour analyser le marché mais l’équation est différente pour les exploitants de navires de transport de produits pétroliers, a signifié Robert Bugbee, le président de Scorpio Tankers. La mauvaise passe que traverse le secteur, mis à mal par la crise sanitaire qui a littéralement plombé la demande notamment de kérosène, rend les analystes extrêmement loquaces sur les conditions de la reprise.

« Pour nous, il s'agit de savoir quelle quantité de produit va être utilisée dans le monde et vers où elle sera transférée. Le ratio des produits transportés par mer va augmenter à un rythme bien plus élevé que celui du pétrole brut dans cette reprise », indique-t-il. Robert Bugbee semble partager la vision portée par Gibson quant à une nouvelle géographie des raffineries : le déplacement des capacités vers le moyen-Orient et l’extrême-Orient n’est pas en soi une mauvaise nouvelle pour les armateurs de pétroliers dans la mesure où ce phénomène allonge les distances. 

La nouvelle géographie des raffineries pourrait offrir un nouvel horizon aux pétroliers

163 M€ de revenus d’exploitation

Scorpio Tankers a annoncé une perte nette de 76,3 M$ pour le quatrième trimestre 2020, contre un revenu net de 12 M$ pour la même période l'année précédente. Les revenus tirés de l’exploitation des navires se sont élevés à 163,7 M$, contre 224,6 M$ pour la même période en 2019.   

Pour le premier trimestre 2021, 54 % de ses LR2 [80 000-159 999 tpl] ont été affrétés à 15 200 $/j, 58 % de ses LR1 [55 000-79 999 TPL] à 11 000 $/j et 58% de ses MR [25 000-54 999 TPL] à 11 500 $/j.

La rédaction

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