©Seaspan

 

Le propriétaire de flotte canadien s’engage sur un emprunt d’une valeur de 200 M$ indexé à la réalisation d’objectifs de décarbonation.

Selon les termes de l’engagement, la tarification du nouveau prêt sera ajustée en fonction de deux indicateurs clés : des navires servant de garantie au prêt conformes à la trajectoire de décarbonisation de l'OMI pour 2050 et l’inclusion de dispositions environnementales dans les futurs contrats d'affrètement.

Si le canadien, un des grands propriétaires mondiaux de porte-conteneurs (127 porte-conteneurs représentant une capacité conteneurisée de 1,073 MEVP), n'a pas donné plus de détails, il semble s’inspirer des principes de Poséidon. Lancée mi-2019 par onze banques, l’opération vise à flécher en priorité les prêts bancaires vers les dossiers des compagnies maritimes les plus vertueuses ou en conformité avec les objectifs climatiques adoptés par l'OMI. Élaboré avec des acteurs du shipping, un référentiel sert de cadre commun aux prêteurs, bailleurs, garants financiers et agences de crédit.

L’initiative de Seaspan serait la première de ce type dans l’affrètement de porte-conteneurs. Le prêt de six ans a néanmoins reçu la note BBB- de la part du spécialiste américain de la notation Kroll, estimant que les incitations tarifaires n'auraient pas d'impact significatif sur le crédit.

L’emprunt doit permettre de rembourser une partie d'une facilité de crédit renouvelable de 300 M$.

La rédaction

Shipping : Un financement qui ne coule pas de source