Le groupe pétrolier britannique est aux prises avec un marché du gaz dysfonctionnel et avec une demande de pétrole en baisse, notamment de la part de la Chine, tandis que l'économie mondiale se refroidit grandement.

Alerte sur les résultats de sa division gazière. Après avoir engrangé des « bénéfices records » en début d'année grâce aux cours élevés du brut, la major pétrolière britannique a annoncé que ses résultats seraient en « nette baisse » au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, invoquant la saisonnalité sur le marché du gaz naturel, « volatile » et « disloqué ». Le groupe pétrolier avait présenté un bénéfice net part de18 Md$ au deuxième trimestre dans la foulée de la flambée des cours des hydrocarbures.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz sur le marché européen, a atteint plusieurs fois des sommets, avant de se calmer, depuis l'invasion russe de l'Ukraine, au gré des annonces de Moscou sur les restrictions de livraisons de gaz à l'Europe. 

1,3 à 1,7 Md$ de dépréciations

Shell relève aussi, dans une note diffusée en amont de son résultat du troisième trimestre, dont la publication est prévue le 27 octobre, des dépréciations avant impôts sur le segment du gaz de l’ordre de 1,3 à 1,7 Md$. La marge de raffinage et de sa branche chimie seront plus faibles au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, ce qui pèsera à hauteur de 1 à 1,4 Md$ sur l'Ebitda ajusté du trimestre. En réaction, l’action de Shell a dévissé de 4,71 % à 2 266,50 pence à la Bourse de Londres à l’ouverture.

Quatre mois consécutifs de baisse du pétrole 

Après quatre mois consécutifs de baisse du pétrole, Shell est par ailleurs aux prises avec le ralentissement de la demande de pétrole, en particulier de la part de la Chine, alors que l'économie mondiale marque le pas. 

La décision de l'Opep+ de réduire sa production pour soutenir les prix du pétrole est en principe une bonne nouvelle pour les compagnies pétrolières. 

La rédaction