Selon Shell, le commerce mondial de gaz naturel liquéfié a augmenté de 6 % en 2021. Malgré les contraintes d'approvisionnement et la volatilité des prix. Le Chine et la Corée du Sud ont été sans surprise les moteurs du marché. 

La hausse de la demande de GNL, couplée aux contraintes d'approvisionnement, a entraîné une volatilité des prix du gaz et du GNL tout au long de l'année, propulsés à des niveaux record en octobre alors que l'Europe, dont les niveaux de stockage sont historiquement bas, a bataillé pour s’approvisionner et répondre à la demande de gaz prévue pour l'hiver.

« Cette volatilité souligne la nécessité d'adopter une approche plus stratégique pour garantir un approvisionnement en gaz fiable et flexible à l'avenir, afin d'éviter de s'exposer aux pics de prix », fait valoir Shell, l’un des deux grands acteurs de la production et du commerce de GNL avec Total.

Selon la dernière estimation du marché que le groupe pétrolier vient de publier (Shell LNG Outlook 2022), les États-Unis, qui ont augmenté leurs ventes de 24 Mt l’an dernier, devraient devenir le premier exportateur mondial de GNL en 2022.

La Chine a importé 79 Mt

La Chine et la Corée du Sud ont pour la part porté la croissance de la demande de GNL, la seconde puissance mondiale ayant augmenté ses importations de GNL de 12 Mt pour atteindre 79 Mt, dépassant le Japon, pour devenir le plus grand importateur de GNL au monde.

Au cours de l'année 2021, les acheteurs chinois de GNL ont signé des contrats à long terme pour plus de 20 Mt par an, « signalant un rôle continu pour le GNL dans le passage du charbon au gaz pour alimenter des secteurs clés », indique Shell.

700 Mt par an d’ici 2040

Globalement, la demande mondiale de GNL devrait dépasser les 700 Mt par an d'ici 2040, soit une augmentation de 90 % par rapport à la demande de 2021. L'Asie devrait absorber la majeure partie de cette croissance.

« Le GNL a un rôle à jouer pour favoriser l'utilisation des énergies renouvelables et comme solution d’appoint en cas d'approvisionnement intermittent. Le Brésil, par exemple, a triplé ses importations de GNL en 2021, pour atteindre plus de 7 Mt, en raison d'un temps sec persistant qui a entraîné une baisse de la production d'hydroélectricité », précise l’anglo-néerlandais.

La rédaction