L’administration américaine accuse six sociétés de transport maritime d’avoir violé l'embargo de l'ONU en transportant du charbon nord-coréen. Quatre navires « récidivistes » sont concernés par les sanctions.

Six sociétés de transport maritime (et quatre navires), basées en Chine, au Royaume-Uni, au Vietnam et/ou en Corée du Nord ont été mises à l’index par l’Office of foreign assets control (OFAC) du Trésor américain pour avoir contourné l'interdiction onusienne d'exporter du charbon, « source de revenus essentielle qui contribue à financer ses programmes d'armes de destruction massive », a déclaré le secrétaire au Trésor Steven Munchin dans un communiqué. « Le régime nord-coréen a souvent recours au travail forcé dans ses industries minières en exploitant son propre peuple pour faire avancer ses programmes d'armes illicites », a-t-il ajouté.
 
Parmi les entités mises sur liste noire figurent la société chinoise Weihai Huijiang Trade, deux entreprises domiciliées au Royaume-Uni, Always Smooth et Good Siblings, ainsi que Silver Bridge Shipping, basée à Hong Kong, et Thinh Cuong, au Vietnam.
La Korean Daizin Trading Corp., dont les activités sont connues dans le transport de charbon et de minerai de fer notamment vers le Vietnam, a été désignée comme l’intermédiaire impliqué dans le négoce. Le Trésor américain indique que le négociant a prétendu que le charbon était d'origine russe.
 
Tensions et impasse
 
Quant aux navires, il s’agit des Asia Bridge (Weihai et Good Siblings), Lucky Star (Weihai et Always Smooth), Calm Bridge (Silver Bridge Shipping) etStar 18 / et Star 18, battant pavillon vietnamien. Ces navires avaient déjà été cités dans de précédents rapports du Conseil de sécurité des Nations unies datant de 2019 pour violation des sanctions. L'ONU a renforcé les sanctions contre la Corée du Nord en 2006 et, en 2017, a interdit les exportations de charbon de la Corée du Nord en réaction au développement de ses programmes nucléaires et balistiques nord-coréens.
 
Si le sommet dit historique entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en 2018 à Singapour, suivi de deux autres rencontres, a fait baisser la tension sur la menace atomique nord-coréenne, les pourparlers se sont vite enlisés. Pyongyang réclame une levée des sanctions en amont tandis que Washington exige une dénucléarisation totale avant de desserrer l’étau. 
 
La rédaction

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