©Stena

L’armateur suédois de vraquiers a présenté ce sur quoi il planche actuellement : un transporteur de produits chimiques dual fuel, GNL et biocarburants.

Développé par sa filiale ingénierie Stena Teknik, le prototype dévoilé par Stena Bulk porte la promesse de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % par rapport aux navires de sa catégorie mais jusqu'à 45 % par rapport aux tankers motorisé au VLSFO. Le concept a été baptisé IMOFlexMax, dérivé de la conception actuelle IMOIIMAX de Stena.

Cette promesse s’appuie sur « l'efficacité combinée du carburant et de l'énergie », indique la société. Les navires seront équipés de rotors Flettner et de panneaux solaires. Ils seront propulsés par des moteurs dual-fuel, biocarburants et GNL, ainsi qu'avec des carburants classiques à faible teneur en soufre aux technologies les plus récentes. L’un des leaders mondiaux dans le vrac sec ne ferme pas la porte à l’étude d’autres alternatives en fonction des retours commerciaux et attentes des clients.

« Avec les navires IMOFlexMAX, qui peuvent être construits aujourd'hui avec des technologies existantes et éprouvées et d'autres solutions, Stena Bulk fait un grand pas en avant pour mettre le transport maritime en conformité avec l'accord de Paris. Ils constitueront un atout important pour notre flotte en renforçant notre position de leader sur le marché, notamment sur le segment des MR (middle range, 50 000 tpl, NDLR).»

Il y a quelques jours, la compagnie ferry du groupe faisait état de ses efforts pour réduire ses émissions totales de CO2, qu’elle attribuait à la mise en service de navires plus efficients sur le plan énergétique et à son Stena Fuel Pilot, une technologie qui, en optimisant l’exploitation d’un navire, permet de réduire la consommation annuelle de carburant et ses émissions de CO2 de 2,5 % par tonne/km. Dans son rapport sur le développement durable, l’armateur indiquait aussi « explorer et étudier » en parallèle des modes de propulsion alternatifs, notamment le méthanol et la pile à combustible.

La rédaction